Aller au bout de ses rêves…..

C’est douloureux, on ne sait pas où l’on met les pieds, ni comment s’y prendre.

Garder le cap est la chose la plus difficile à faire.

Il est tellement plus facile de se réfugier vers ce que l’on connait, ce que l’on maitrise est beaucoup plus rassurant.

Le bout des ses rêves est jonché de gloire et de défaite(s), de bonheur aussi grand que peuvent être le désespoir et l’angoisse.

Le désespoir d’avoir l’impression de tout donner pour rien, l’angoisse de tout devoir recommencer, encore et encore et encore.

C’est se faire deux nouveaux amies que sont la solitude et l’envie.

L’envie de retrouver le chemin que l’on a quitté et la solitude de devoir prendre le nouveau seul(e), car tout le monde ne partage pas les mêmes idéaux que nous recherchons.

C’est se faire avoir, berner, tromper, humilier, rejeter mais aussi éblouir les gens par notre audace, nos actions.

Se faire envier et s’entendre dire : « Oh toi, t’as de la chance d’avoir cette vie« …… et se mordre la langue pour éviter de répondre à cette phrase ô combien facile à dire, venant d’une personne qui rêverait d’être à votre place mais qui n’a pas le courage de le faire.

C’est prendre le risque de tout perdre financièrement parlant, de n’avoir plus rien à soi et de finir par se contenter de peu car au final le bonheur n’a peut être pas de prix.

C’est perdre tous ses points de repère et ses idéaux, réaliser que le monde n’est pas bisounoursien, mais bien constitué de pouvoir et d’influence.

C’est se battre contre des moulins à vent et déceler les failles de notre société capitaliste dans laquelle on vit, nous imposant un conditionnement total et ce dès les premiers jours d’école.

C’est sortir des clous, pour parfois ne plus y revenir, ou alors essayer d’y retourner mais ne plus pouvoir car les cases sont devenues petites.

C’est se couper du monde dans lequel on a grandi en se réveillant à l’autre bout de la Terre malade comme un chien dans une chambre pour laquelle on n’aura pas choisi les meubles.

Mais, ce sont aussi des moments de grâce, de temps suspendu…

Où l’on s’émerveille sur la copulation des grenouilles taureaux en prenant bien soin de ne pas les déranger pour regagner sa chambre.

Où la nuit on se réveille en panique parce qu’un petit geiko fainéant, au lieu de descendre le long du mur, se sera tout simplement laissé tomber pour s’épargner une marche inutile.

C’est pouvoir faire la différence entre un animal domestiqué et un « vrai » chien.

C’est n’avoir qu’une seule et unique paire de tongs et de baskets sans passer par sarenza.com.

C’est mélanger toutes les langues et développer son propre patois, parler en anglais avec des français sans avoir peur de passer pour un Jean-Claude Van Damne.

C’est aussi ralentir car les choses sont vécues tellement à 100% qu’il ne sert plus à rien de courir.

C’est faire l’éloge de la lenteur.

Chercher à réaliser ses rêves est un luxe à la portée de tout le monde.

Etes-vous prêt pour l’Aventure de Votre Vie ?

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