Par définition une vie sédentaire est une vie où l’on est “posé(e)” à un certain endroit, pour une durée indéterminée.

La vie de nomade ou bohémienne est une vie “plus légère” où l’on voyage plus, sans attache, sans chez soi fixe, sur une période plus ou moins longue.

Vie sédentaire, points positifs

L’avantage d’avoir une vie sédentaire c’est qu’elle est stable.

Ce que l’on entend par stabilité c’est avoir un chez soi, un lieu où ranger vos affaires, un endroit bien à vous qui sera toujours présent quoique vous fassiez. Vous pouvez partir deux ou trois mois, et rentrer chez vous quand bon vous semble.

La partie administrative est facilitée, vous avez une domiciliation fixe.

Vie sédentaire, points négatifs

Où que vous vous trouviez vous aurez les factures à payer pour votre appartement et/ou votre maison. Même en étant propriétaire vous n’échapperez pas aux mensualités, à moins d’avoir payé intégralement votre prêt immobilier.

Si vous louez votre logement, vous prenez le risque de tomber sur un locataire pas très sympa qui vous refait la décoration et que vous ne pourrez pas expulser à moins de faire une procédure coûteuse.

Si tout se passe bien avec votre locataire et que vous êtes propriétaire alors vous pouvez respirer librement.

De manière générale un locataire ne peut louer son appartement avec Airbnb, même si beaucoup de gens le font – remarque personnelle : je voyage beaucoup avec airbnb et je trouve toujours insensé de tomber sur des locataires qui louent leur appartement sur cette plateforme, plus cher que ce qu’ils paient. En gros ils se font de l’argent sur le dos du propriétaire. Pouvez-vous imaginer un instant, vous êtes propriétaire, vous payez votre prêt immobilier tous les mois, vous louez votre appartement à une personne qui le sous-loue sur airbnb, en fonction de la location ledit locataire peut se faire jusqu’à deux fois le prix du loyer initialement demandé. Ce n’est pas normal.

Tout plaquer pour enseigner le yoga à l’étranger

En premier bien étudier votre projet.

Avoir une expérience en amont de l’enseignement est un plus, on évitera alors de partir dès la fin de la première formation de yoga.

Si vous enseignez déjà un studio, sachez que les gens qui prennent vos cours ne feront pas forcément le voyage pour aller pratiquer avec vous à l’autre bout du monde. Même s’ils vous encouragent et qu’ils admirent votre audace, tous ne vous suivront pas.

Du coup le nombre de gens qui viennent dans vos cours de manière régulière en ville, ne sera pas représentatif de votre capacité à remplir une retraite de yoga ailleurs.

Visa de Travail et autres formalités

Si vous souhaitez enseigner dans un studio à l’étranger, il vous faut un visa de travail.

Si vous enseignez en Europe, il vous faudra être installé légalement, même si les démarches sont facilitées pour les ressortissants de la zone EU. Par exemple en Espagne, il vous faut un NIE, au Portugal il vous faut un droit de résidence. Vous ne pouvez pas partir sur un coup de tête et poser vos valises, les formalités vous attendent toujours au coin de la rue.

Mention spéciale : pensez à la langue parlée sur place. Tous les espagnols, italiens, roumains, portugais ne parlent pas forcément l’anglais, encore moins le français. Quitte à vivre quelque part soyez sur d’être compris.

Pour les US et le Canada, à moins d’avoir la double nationalité, vous devrez obtenir un visa de travail. Même avec un visa de touriste de trois mois, vous n’aurez pas le droit d’enseigner.

Les visas de travail sont délivrés à des personnes qui ont des “compétences spécifiques” et le yoga ne rentrent pas dans ce cadre.

Pour l’Asie vous pouvez enseigner partout sous certaines conditions, à Bali et en Inde il est préférable d’avoir un visa de travail ou business visa. En cas de contrôle, et il y a des contrôles croyez moi, vous êtes directement reconduit chez vous et la retraite est annulée. Du coup si vous êtes sur place, avec vos élèves et que l’immigration pointe le bout de son nez, vous devrez annuler votre séjour, et probablement rembourser les participants.

Vadrouiller d’un pays à l’autre

Je ne vous cache pas que ce sentiment de liberté est incomparable à tout autre.

En revanche il y a des inconvénients.

Le corps, votre organisme, n’aime pas les longs voyages en avion. Le décalage horaire peut être brutal si vous voyagez tous les deux ou trois mois sur de longues distances.

Les menstruations deviennent erratiques, du fait de la pressurisation dans les cabines d’avion les intestins ne font plus leur travail correctement, la peau devient plus sèche, ainsi que les narines et les yeux. Les changement de température entre un pays et un autre peuvent avoir des effets sur votre santé et votre système immunitaire.

Votre valise devient votre maison, très joli sur le papier. Après plus de 8 mois de vadrouille vous porterez toujours les mêmes vêtements. Si vous allez toujours dans la même direction, vers la chaleur ça devrait aller, mais dès lors que vous passez d’un pays chaud à un pays froid, il faut vraiment s’organiser au niveau des chaussures, manteaux, pulls versus vêtements légers.

Vous ne pouvez pas vous permettre d’acheter tout le temps partout. Si vous adorez lire, il faudra laisser les livres sur place car ils prennent beaucoup de place dans une valise et sont lourds. Les petits souvenirs peuvent vite devenir encombrants.

Voyager léger sur du long terme prend une organisation digne de l’aliénation mentale.

Parfois vous ne trouverez pas de lavomatic, il faudra alors laver vos vêtements à la mains. Ce qui est agréable car ça ramène aux vraies valeurs, mais qui peut devenir très vite compliqué dès lors que le linge s’accumule. Deux choix se posent, ou vous laissez vos vêtements sur place et en racheter d’autre, ou alors vous ne lavez que l’essentiel comme les sous vêtements et teeshirts.

Organisation

La vie nomade est formidable sur une courte période, on en revient avec des étoiles pleins les yeux.

Sur du long terme il faut être organisé. Alors se trouve le dilemne, on veut être libre et vivre au jour le jour, en revanche il faut tout de même un peu planifier ce que l’on va faire et où on va aller une fois le visa expiré.

Garder votre passeport près de vous, tout le temps, et faites plusieurs photocopies. Ayez tout le temps sur vous des factures qui prouvent un lieu de domiciliation quelconque car les renouvellements de visa ne se font pas sans formalités.

Il y a des services d’immigration qui proposent tout, les photocopies, les photos, accès internet et d’autres centres qui se trouvent au milieu de nulle part et où la simple demande de photocopie se transforme en épopée digne des Aventuriers de l’Arche Perdue.

Ayez tout le temps des photos d’identité sur vous, de plusieurs formats pour vos demandes de visa à venir.

Assurez-vous aussi de garder une balance suffisante sur votre compte en banque. Avec moins de 1000€ les agents d’immigration peuvent vous refuser un renouvellement, car comment justifier de vos ressources pour un visa de trois mois s’il n’y pas d’entrée d’argent, et que vous avez un visa touriste (donc pas censé travailler sur place).

Avoir quelque chose à vendre

C’est moche comme titre et pourtant c’est vrai. Si vous souhaitez enseigner le Yoga ou autres activités holistiques à l’étranger, il faut avoir du contenu, de la substance.

Si la seule chose que vous savez faire c’est le grand écart et les équilibres sur les mains, ce sera très joli sur votre site internet, en revanche ça reste creux. Ayez une expérience tant dans votre domaine professionnel que dans vos pratiques physiques et mentales.

Au maximum pratiquez avec d’autres professeurs qualifiés, nourrissez-vous. Ne rester pas sur vos acquis. C’est un domaine très compétitif, vous pouvez organiser une retraite qui fonctionne très bien et puis la deuxième moins bien. Acceptez les deux situations avec la même vigueur, ne baissez pas les bras, tout est possible, mais il faut avoir quelque chose à partager.

Si la seule motivation est l’argent, ça peut devenir vite compliqué. Autant que possible n’annulez jamais une retraite ou un cours si vous n’avez “que” trois personnes. Comprenez que ces trois personnes ont économisé pour venir vous voir, se sont organisées pour participer à votre programme. Même si vous ne touchez rien au final et que ça rembourse juste les frais engagés, n’annulez pas. L’enseignement c’est précieux, ne le confinez pas qu’au seul aspect matériel.

La publicité

A moins d’être un asthangi confirmé, autorisé, un prof de yoga déjà connu, vous n’aurez pas le choix de faire de la publicité. Alors attendez-vous à être descendu en flèche par d’autres professeurs de yoga qui jugeront votre séjour, votre proposition, ou alors tout simplement à des commentaires désagréables quant aux coûts que vous demandez.

Il y a tellement de gens qui proposent ce que vous allez “vendre”, la concurrence est sérieuse et tout le monde veut sauver son petit bout de gras.

Si vous avez décidé de n’enseigner que dans des studios sur place, en fonction du lieu, sachez que les gens sont des touristes, ils viennent pour pratiquer en dilettante, ne vont pas venir forcément pour vous, mais simplement parce que l’horaire les arrange entre le brunch et avant le coucher de soleil. Si le studio doit faire de la publicité pour votre cours, il ne le fera que si vous êtes en règle au niveau de l’immigration. Remarquez il existe des lieux où vous pouvez enseigner “librement” mais assurez-vous de recevoir un salaire pour le travail rendu, tout en restant légèrement sur vos gardes quant à l’immigration.

La vie de bohème, une vie de rêve?

Entre le oui et le non. Il y a des bons et mauvais côtés partout, une question d’équilibre.

Accepter de vivre avec moins, ne garder que l’essentiel.

Accepter de ne pas avoir de “chez soi”, vous transportez toute votre vie d’un continent à l’autre, d’une île à une autre île. Il peut s’en dégager un sentiment de liberté insoupçonné. Tout comme un grand sentiment de solitude, de ne servir à rien, de ne pas avoir de but car on ne construit rien matériellement…. en revanche sur le point personnel on devient plus fort.

On rencontre des gens merveilleux, ainsi que des personnes moins bienveillantes. Le fait de ne pas parler la langue du pays peut devenir aussi ennuyeux, devoir se faire comprendre pour chaque transaction, chaque demande. On finit par développer son propre language, un mélange de langue locale, anglais, français.

Tomber malade, avoir un accident peut vite devenir compliqué quand ça arrive au milieu de la campagne vietnamienne.

Passer d’une guest house à une hutte sur la plage à une autre guest house, sur du long terme peut devenir déstabilisant.

L’expérience en soi est incroyable. Puis il arrive un moment donné, ou après plusieurs années de ce régime, vous aurez envie de poser vos valises.

Vous découvrirez votre pays d’origine à nouveau, le verrez d’une autre manière et aborderez les choses d’une toute autre façon.

Namaste!

Par définition une vie sédentaire est une vie où l’on est “posé(e)” à un certain endroit, pour une durée indéterminée.

La vie de nomade ou bohémienne est une vie “plus légère” où l’on voyage plus, sans attache, sans chez soi fixe, sur une période plus ou moins longue.

Vie sédentaire, points positifs

L’avantage d’avoir une vie sédentaire c’est qu’elle est stable.

Ce que l’on entend par stabilité c’est avoir un chez soi, un lieu où ranger vos affaires, un endroit bien à vous qui sera toujours présent quoique vous fassiez. Vous pouvez partir deux ou trois mois, et rentrer chez vous quand bon vous semble.

La partie administrative est facilitée, vous avez une domiciliation fixe.

Vie sédentaire, points négatifs

Où que vous vous trouviez vous aurez les factures à payer pour votre appartement et/ou votre maison. Même en étant propriétaire vous n’échapperez pas aux mensualités, à moins d’avoir payé intégralement votre prêt immobilier.

Si vous louez votre logement, vous prenez le risque de tomber sur un locataire pas très sympa qui vous refait la décoration et que vous ne pourrez pas expulser à moins de faire une procédure coûteuse.

Si tout se passe bien avec votre locataire et que vous êtes propriétaire alors vous pouvez respirer librement.

De manière générale un locataire ne peut louer son appartement avec Airbnb, même si beaucoup de gens le font – remarque personnelle : je voyage beaucoup avec airbnb et je trouve toujours insensé de tomber sur des locataires qui louent leur appartement sur cette plateforme, plus cher que ce qu’ils paient. En gros ils se font de l’argent sur le dos du propriétaire. Pouvez-vous imaginer un instant, vous êtes propriétaire, vous payez votre prêt immobilier tous les mois, vous louez votre appartement à une personne qui le sous-loue sur airbnb, en fonction de la location ledit locataire peut se faire jusqu’à deux fois le prix du loyer initialement demandé. Ce n’est pas normal.

Tout plaquer pour enseigner le yoga à l’étranger

En premier bien étudier votre projet.

Avoir une expérience en amont de l’enseignement est un plus, on évitera alors de partir dès la fin de la première formation de yoga.

Si vous enseignez déjà un studio, sachez que les gens qui prennent vos cours ne feront pas forcément le voyage pour aller pratiquer avec vous à l’autre bout du monde. Même s’ils vous encouragent et qu’ils admirent votre audace, tous ne vous suivront pas.

Du coup le nombre de gens qui viennent dans vos cours de manière régulière en ville, ne sera pas représentatif de votre capacité à remplir une retraite de yoga ailleurs.

Visa de Travail et autres formalités

Si vous souhaitez enseigner dans un studio à l’étranger, il vous faut un visa de travail.

Si vous enseignez en Europe, il vous faudra être installé légalement, même si les démarches sont facilitées pour les ressortissants de la zone EU. Par exemple en Espagne, il vous faut un NIE, au Portugal il vous faut un droit de résidence. Vous ne pouvez pas partir sur un coup de tête et poser vos valises, les formalités vous attendent toujours au coin de la rue.

Mention spéciale : pensez à la langue parlée sur place. Tous les espagnols, italiens, roumains, portugais ne parlent pas forcément l’anglais, encore moins le français. Quitte à vivre quelque part soyez sur d’être compris.

Pour les US et le Canada, à moins d’avoir la double nationalité, vous devrez obtenir un visa de travail. Même avec un visa de touriste de trois mois, vous n’aurez pas le droit d’enseigner.

Les visas de travail sont délivrés à des personnes qui ont des “compétences spécifiques” et le yoga ne rentrent pas dans ce cadre.

Pour l’Asie vous pouvez enseigner partout sous certaines conditions, à Bali et en Inde il est préférable d’avoir un visa de travail ou business visa. En cas de contrôle, et il y a des contrôles croyez moi, vous êtes directement reconduit chez vous et la retraite est annulée. Du coup si vous êtes sur place, avec vos élèves et que l’immigration pointe le bout de son nez, vous devrez annuler votre séjour, et probablement rembourser les participants.

Vadrouiller d’un pays à l’autre

Je ne vous cache pas que ce sentiment de liberté est incomparable à tout autre.

En revanche il y a des inconvénients.

Le corps, votre organisme, n’aime pas les longs voyages en avion. Le décalage horaire peut être brutal si vous voyagez tous les deux ou trois mois sur de longues distances.

Les menstruations deviennent erratiques, du fait de la pressurisation dans les cabines d’avion les intestins ne font plus leur travail correctement, la peau devient plus sèche, ainsi que les narines et les yeux. Les changement de température entre un pays et un autre peuvent avoir des effets sur votre santé et votre système immunitaire.

Votre valise devient votre maison, très joli sur le papier. Après plus de 8 mois de vadrouille vous porterez toujours les mêmes vêtements. Si vous allez toujours dans la même direction, vers la chaleur ça devrait aller, mais dès lors que vous passez d’un pays chaud à un pays froid, il faut vraiment s’organiser au niveau des chaussures, manteaux, pulls versus vêtements légers.

Vous ne pouvez pas vous permettre d’acheter tout le temps partout. Si vous adorez lire, il faudra laisser les livres sur place car ils prennent beaucoup de place dans une valise et sont lourds. Les petits souvenirs peuvent vite devenir encombrants.

Voyager léger sur du long terme prend une organisation digne de l’aliénation mentale.

Parfois vous ne trouverez pas de lavomatic, il faudra alors laver vos vêtements à la mains. Ce qui est agréable car ça ramène aux vraies valeurs, mais qui peut devenir très vite compliqué dès lors que le linge s’accumule. Deux choix se posent, ou vous laissez vos vêtements sur place et en racheter d’autre, ou alors vous ne lavez que l’essentiel comme les sous vêtements et teeshirts.

Organisation

La vie nomade est formidable sur une courte période, on en revient avec des étoiles pleins les yeux.

Sur du long terme il faut être organisé. Alors se trouve le dilemne, on veut être libre et vivre au jour le jour, en revanche il faut tout de même un peu planifier ce que l’on va faire et où on va aller une fois le visa expiré.

Garder votre passeport près de vous, tout le temps, et faites plusieurs photocopies. Ayez tout le temps sur vous des factures qui prouvent un lieu de domiciliation quelconque car les renouvellements de visa ne se font pas sans formalités.

Il y a des services d’immigration qui proposent tout, les photocopies, les photos, accès internet et d’autres centres qui se trouvent au milieu de nulle part et où la simple demande de photocopie se transforme en épopée digne des Aventuriers de l’Arche Perdue.

Ayez tout le temps des photos d’identité sur vous, de plusieurs formats pour vos demandes de visa à venir.

Assurez-vous aussi de garder une balance suffisante sur votre compte en banque. Avec moins de 1000€ les agents d’immigration peuvent vous refuser un renouvellement, car comment justifier de vos ressources pour un visa de trois mois s’il n’y pas d’entrée d’argent, et que vous avez un visa touriste (donc pas censé travailler sur place).

Avoir quelque chose à vendre

C’est moche comme titre et pourtant c’est vrai. Si vous souhaitez enseigner le Yoga ou autres activités holistiques à l’étranger, il faut avoir du contenu, de la substance.

Si la seule chose que vous savez faire c’est le grand écart et les équilibres sur les mains, ce sera très joli sur votre site internet, en revanche ça reste creux. Ayez une expérience tant dans votre domaine professionnel que dans vos pratiques physiques et mentales.

Au maximum pratiquez avec d’autres professeurs qualifiés, nourrissez-vous. Ne rester pas sur vos acquis. C’est un domaine très compétitif, vous pouvez organiser une retraite qui fonctionne très bien et puis la deuxième moins bien. Acceptez les deux situations avec la même vigueur, ne baissez pas les bras, tout est possible, mais il faut avoir quelque chose à partager.

Si la seule motivation est l’argent, ça peut devenir vite compliqué. Autant que possible n’annulez jamais une retraite ou un cours si vous n’avez “que” trois personnes. Comprenez que ces trois personnes ont économisé pour venir vous voir, se sont organisées pour participer à votre programme. Même si vous ne touchez rien au final et que ça rembourse juste les frais engagés, n’annulez pas. L’enseignement c’est précieux, ne le confinez pas qu’au seul aspect matériel.

La publicité

A moins d’être un asthangi confirmé, autorisé, un prof de yoga déjà connu, vous n’aurez pas le choix de faire de la publicité. Alors attendez-vous à être descendu en flèche par d’autres professeurs de yoga qui jugeront votre séjour, votre proposition, ou alors tout simplement à des commentaires désagréables quant aux coûts que vous demandez.

Il y a tellement de gens qui proposent ce que vous allez “vendre”, la concurrence est sérieuse et tout le monde veut sauver son petit bout de gras.

Si vous avez décidé de n’enseigner que dans des studios sur place, en fonction du lieu, sachez que les gens sont des touristes, ils viennent pour pratiquer en dilettante, ne vont pas venir forcément pour vous, mais simplement parce que l’horaire les arrange entre le brunch et avant le coucher de soleil. Si le studio doit faire de la publicité pour votre cours, il ne le fera que si vous êtes en règle au niveau de l’immigration. Remarquez il existe des lieux où vous pouvez enseigner “librement” mais assurez-vous de recevoir un salaire pour le travail rendu, tout en restant légèrement sur vos gardes quant à l’immigration.

La vie de bohème, une vie de rêve?

Entre le oui et le non. Il y a des bons et mauvais côtés partout, une question d’équilibre.

Accepter de vivre avec moins, ne garder que l’essentiel.

Accepter de ne pas avoir de “chez soi”, vous transportez toute votre vie d’un continent à l’autre, d’une île à une autre île. Il peut s’en dégager un sentiment de liberté insoupçonné. Tout comme un grand sentiment de solitude, de ne servir à rien, de ne pas avoir de but car on ne construit rien matériellement…. en revanche sur le point personnel on devient plus fort.

On rencontre des gens merveilleux, ainsi que des personnes moins bienveillantes. Le fait de ne pas parler la langue du pays peut devenir aussi ennuyeux, devoir se faire comprendre pour chaque transaction, chaque demande. On finit par développer son propre language, un mélange de langue locale, anglais, français.

Tomber malade, avoir un accident peut vite devenir compliqué quand ça arrive au milieu de la campagne vietnamienne.

Passer d’une guest house à une hutte sur la plage à une autre guest house, sur du long terme peut devenir déstabilisant.

L’expérience en soi est incroyable. Puis il arrive un moment donné, ou après plusieurs années de ce régime, vous aurez envie de poser vos valises.

Vous découvrirez votre pays d’origine à nouveau, le verrez d’une autre manière et aborderez les choses d’une toute autre façon.

Namaste!