Posture au sol.

Niveau : Débutant en variation. Sinon Intermédiaire / Avancé.

Famille : Ouverture de hanches (oui oui) et d’épaule. Rotation.

A partir de Dandasana, ramener le pied droit au niveau de l’ischion droit. Le pied droit ne doit pas être complètement collé à l’intérieur de la jambe gauche. On peut aussi indiquer “un poing de distance” entre l’intérieur de la cuisse gauche et le pied droit.

Le talon droit ne doit pas non plus être trop proche de l’ischion droit, il est juste en face de celui-ci.

Cette posture est une torsion, on tournera le torse sur le côté droit par l’enroulement du bras gauche sous le genou droit.

BKS Iyengar – la photo montre le côté gauche

 

De manière générale en Ashtanga yoga vinyasa, le drishti est sur le côté “parshva drishti”, la tête vers l’arrière.

Il semblerait que BKS Iyengar fasse certes la rotation du torse, mais en gardant la tête face, drishti le nez.

Les Actions

Le bras qui enroule le genou, presse le genou vers l’intérieur, pendant que le genou presse contre.

Le pied pousse contre le sol.

Le torse tourne au nombril.

Ce sont les bras et les épaules qui vont aider à faire le reste.

Il est préférable lors de la rotation du torse, de garder les deux ischions au sol. Mais vous pouvez explorer la posture autant que vous le souhaitez.

Ouverture de hanches – d’épaules

Encore une fois, cette posture nous montre que les ouvertures de hanches ne consistent pas seulement à séparer les deux jambes pour les travailler.

Elle travaille aussi la flexibilité des épaules, et propose une très belle ouverture du haut du corps.

C’est une excellente posture pour préparer le corps aux flexions arrière.

Elle sera bénéfique pour travailler les postures comme Urdhva Dhanurasana, Dhanurasana, Setu Bandhasana.

L’une des difficultés lors des flexions arrière, est de pouvoir tendre les bras pendant que le torse se soulève. Les torsions où l’on enroule les bras pour tourner le haut du corps sont alors extrêmement bénéfiques pour gagner en ouverture de la cage thoracique.

A toute autre mesure, Marichyasana C aidera aussi les élèves qui peinent à ramener les coudes alignés sur le tapis pendant Sarvangasana.

Utiliser une sangle

A moins que ce soit un cours dédié à l’usage des sangles et briques, pourquoi pas.

Pour un grand, très grand débutant qui ne peut tourner le torse et n’a aucune flexibilité des épaules, l’usage de la sangle sera à mon sens inutile. Car la personne sera certes contente de pouvoir enrouler ses bras et attraper l’autre côté de la sangle, en revanche le torse sera probablement arrondi, et l’étudiant sera assis derrière ses ischions soit sur le sacrum…..

Dans ce cas ne faire qu’une partie de la posture et travailler les ouvertures de hanches, en l’obligeant à rester assis le dos droit sur les ischions.

Une fois que la base sera installée, alors on commencera seulement à travailler l’enroulement.

Vous pouvez par exemple faire une énorme variation de cette posture.

Garder la même base, jambe gauche allongée, genou droit plié. Les mains en Namaste dans le dos, le dos droit. Cela travaillera en profondeur la stabilité, l’ancrage, les muscles du dos et du ventre, les ouvertures de hanches.

Les sangles de yoga, sont à plus ou moins long terme des béquilles qui n’aident pas à la compréhension de la posture.

C’est un peu comme aller chercher dans le livre comment on fait une posture, au lieu d’essayer de la sentir par soi-même.

L’idée de la pratique des postures de yoga étant de nous rendre indépendant et libre que ce soit dans nos mouvements ou mentalement.

En dehors des cours tels que Yin yoga ou Iyengar, le plus on aura le tapis encombré de bolster, brique, sangle, couverture, coussin, le moins on aura l’audace de se dire “je peux y arriver sans”.

La mode étant au minimalisme, pourquoi ne pas la commencer sur le tapis de yoga ?

Très belle pratique à Vous,

Namaste!

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