MES PROFESSEURS DE YOGA


Je ne suis pas une maniaque du Selfie. Je ne me prends pas en photo avec les professeurs que j’admire et qui m’inspirent.

J’ai l’opportunité de pouvoir pratiquer avec pas mal de Professeurs de Yoga.

Mon premier Professeur de Yoga a été Gérard Arnaud et depuis j’ai pu voyager pour participer à différents ateliers.

L’année passée quand j’étais à Ubud j’ai appris que David Swenson serait en Suède pour une semaine. Je me suis tout de suite inscrite pour pratiquer avec lui. Le premier jour David Swenson nous a demandé de nous présenter et d’indiquer la raison pour laquelle on était présent ce à quoi j’ai répondu « Je suis venue en Suède juste pour pratiquer avec vous, j’ai lu votre livre et je souhaitais vous rencontrer ». A la fin du workshop je suis repartie à Ubud.

Lorsque l’on choisit d’enseigner le Yoga on prend la décision de continuer à se former. Les ateliers de Yoga avec des professeurs de Yoga réputés ne sont pas donnés, il s’agit d’un investissement tant personnel que financier. J’ai la chance de pouvoir vivre de la professions de Professeur de Yoga mais je sais aussi que c’est parce que je continue de me former et de pratiquer seule que je peux le faire. Pour éviter que notre enseignement devienne stérile il faut continuer d’investir et de donner notre temps à la formation continue.

Les Professeurs de Yoga n’enseignent pas gratuitement. Si je dois choisir entre m’acheter une voiture, le dernier Iphone qui va bien, une TV home cinéma ou investir dans un atelier d’une semaine ou d’un mois avec un professeur Ashtangi je prendrai toujours cette option. Le yoga c’est ma vie, ma passion, mon travail, ma mission, mon chemin. Si je veux rester honnête avec moi-même et transmettre quelque chose aux étudiants je dois continuer de me former.

En tant que Professeur de Yoga on doit continuer de se nourrir avant de nourrir les autres.

On ne peut pas enseigner ce que nous ne connaissons pas, on doit toujours continuer à apprendre. Rencontrer d’autres pratiquants et apprendre d’eux n’est pas une perte de temps, cela nous aide à nous améliorer à tout point de vue.

Gérard Arnaud

Gérard Arnaud a été le premier professeur vers qui je me suis tournée pour faire ma première formation de Yoga. Un jour où je lui demandais « mais pourquoi doit-on apprendre par coeur les postures en sanskrit? », il m’a répondu calmement « Si tu veux enseigner n’importe où dans le monde, le sanskrit t’aidera. Dans le monde entier Adho Mukha Svanasana se dit de la même manière ». Il est et restera ma référence ultime en Vinyasa Yoga.

B.N.S. Iyengar

B.N.S. Iyengar est l’une des figures incontournables à Mysore. J’ai pratiqué sous sa direction au début de l’année 2016 alors que j’étais à la recherche d’une pratique plus authentique. Il a été l’un des élèves de Sri Krishnamacharya et a eu pour compagnons d’études B.K.S. Iyengar et Sri Pattabhi Jois. Etudier avec lui c’était comme toucher l’histoire et les origines de l’Ashantaga Yoga dans sa plus pure tradition. Les séances de pranayama étaient extrêmement intenses. Il continue d’enseigner avec bienveillance.

Ramesh Shetty

Ramesh Shetty est professeur au shala de B.N.S. Iyengar. Ce fut le premier professeur qui m’a fait « passer » Parshvakonasana sans variation. Tous les matins il venait réajuster mon pied arrière et tous les matins je lui disais que ce n »était pas possible. Il ne m’a jamais écoutée et après une semaine je faisais la posture correctement sans aucune douleur. A partir de là j’ai commencé à comprendre que les variations ne permettaient pas d’entrer dans la posture finale car elles n’autorisent pas les ouvertures nécessaires à celle-ci. Ma pratique a donc changé progressivement.

John Scott

Avec John Scott j’ai appris le « comptage » des Vinyasas. J’ai compris vraiment ce qu’était vraiment « un vinyasa » lorsqu’il me demandait « where is Ashtao? ». Les pratiques étaient intenses car nous faisions tous les vinyasas. A titre d’exemple Janu Shirshasana compte 22 vinyasas, nous pratiquions donc les 22 respirations pour aller à la posture finale. J’ai progressé à une vitesse exponentielle pendant le mois intensif, en revanche je suis allée un peu vite en pratiquant des postures que je ne maitrisais pas.

Sarawasthi

C’est avec Saraswathi que j’ai fait mon entrée au « main » shala. Le premier jour était une classe guidée. J’avais mis mon tapis de yoga sous la photo de Sri Pattabhi Jois. On m’avait déjà parlé de l’énergie qui se dégageait du main shala mais je n’avais écoutée que d’une oreille. Lorsque Saraswathi a ouvert la séance avec le mantra d’ouverture, je n’ai pas pu chanter. Les larmes coulaient sur mon visage. Ce fut l’une des mes expériences les plus curieuses car je ne m’y attendais pas. A partir de ce moment j’ai compris ce que voulais dire suivre la parampara. J’ai pratiqué avec Sarawasthi pendant 6 mois (3 fois deux mois).

Sharat R. Jois

Le chemin vers Sharat c’est fait de manière naturelle. Après avoir pratiqué avec sa mère il était normal pour moi de passer à l’étape suivante. J’ai été acceptée une fois pour une période de trois mois. Depuis je fais partie des pratiquants qui guettent ses nouvelles dates à Mysore. Ce fut une grosse expérience pour moi. Pour la première fois on m’arrêtait dans ma pratique. J’ai du stopper à Marichyasana D pendant une semaine, j’étais certaine que jamais je ne pourrai faire cette posture et Sharat me l’a fait passer en même pas 10 jours. Ensuite pendant deux mois de pratique sous sa direction j’ai été arrêtée à Supta Kurmasana. Je pense que c’est vraiment à ce moment là que j’ai commencé à pratiquer le « Yoga » dans toute sa dimension.

Iain Grysak

J’ai rencontré Iain Grysak à Mysore devant les portes du main shala pendant que nous attendions tous pour assister à la conférence de Sharat. J’étais inscrite à sa newsletter et je suivais son blog régulièrement, ses articles étant basées essentiellement sur ses pratiques personnelles. Lorsque je l’ai vu à Mysore je me suis dit que c’était un signe et que je me devais d’aller pratiquer avec lui. Depuis je considère Iain comme étant mon « professeur », même si je continue de pratiquer avec d’autres au fil de mes voyages, Iain restera mon point de référence.

David Swenson

Alors que j’étais à Ubud pour pratiquer avec Iain, je suis tombée sur un article qui annonçait la venue de David Swenson en Suède. Je n’ai pas trop réfléchi et j’ai décidé de me rendre à Stockhlom pour une semaine intensive de pratique sous sa direction. A mon grand désespoir il n’a pas enseigné de Mysore ni de classe guidée, c’était plus un atelier d’ajustement des postures, du coup je me suis inscrite au Mysore de Laruga Glaser et David Frediksson de Yoga Yama.

Mark Robberds

Je m’étais inscrite à l’immersion intensive de Mark Robberds huit mois avant que ça ne commence. Quelle ne fut donc pas ma déception d’y participer avec une blessure, déchirure des tendons ischio jambiers. Je ne pouvais plus de faire de flexions avant, j’étais complètement bloquée dans mon corps et dans mes postures. Il y a des pratiques que je n’ai pas pu faire à cause de la douleur. J’ai mis plus de huit mois avant de retrouver une mobilité parfaite, mais encore maintenant mon côté gauche est plus raide que le droit.

Ken The Rolfer

Je ne connais pas du tout son vrai nom, je crois que tout le monde l’appelle ainsi. L’un des avantages d’habiter à Mysore (et il n’y en pas beaucoup) c’était justement de pouvoir pratiquer avec les plus grands professeurs que peut compter l’Ashtanga Yoga. Lorsque Ken a annoncé un atelier de trois semaines sur l’Ashtanga et le Rolfing, comprendre ce qui se passe « dedans » lorsque nous pratiquons, je n’ai pas hésité une seule seconde. Très riche enseignement.

Steven Hyland

Steven Hyland a son shala à Pattaya, une ville en Thaïlande plus réputée pour son tourisme sexuel que pour ses plages. Je suis partie pratiquer avec lui pendant un mois. C’est dans sa classe que je me suis ouverte l’arcade sourcilière en faisant Kukutasana. Au lieu de m’écouter et de me défaire de la posture, j’ai persisté, poussé pour finalement tomber la tête la première sur le sol. Ce fut non seulement une grosse claque et des visites régulières aux urgences pendant une semaine mais surtout un face à face avec mon ego. Steven est un professeur talentueux et généreux, il mérite vraiment d’être connu.

Damien de Bastier

Je n’avais pas du tout prévu de pratiquer avec Damien. J’étais avec Trupta à Canggu pour la formation que nous organisons annuellement à Bali et j’ai vu qu’il y avait des classes Mysore le matin. J’ai donc rencontré Damien à ce moment là et ce fut une très belle surprise. J’aime beaucoup son parler direct et franc. Il a aussi une très bonne touche d’humour. Je me suis sentie en bonnes mains pendant les pratiques matinales. Il m’est arrivée d’avoir pour voisin de pratique Mark Robberds et Deepita Mehta ce qui était vraiment cool!

Andrea Drottholm

Andréa est la femme de Damien de Bastier. Je crois bien avoir reçu les plus beaux ajustements de toutes mes pratiques avec Andréa. En plus je n’ai pas vraiment l’habitude de pratiquer avec une femme, autant les cours de yoga sont remplis de femmes dans les cours hors ashtanga, autant j’ai l’impression qu’il y a plus d’hommes qui enseignent l’Ashtanga que de femmes. Du coup cette énergie féminine m’a fait du bien et j’ai vraiment adoré pratiquer avec Andréa.

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