“A quoi tu penses ?” – “Rien”….

L’étymologie du mot pensées vient du bas latin pensar qui veut dire “peser”, “juger”.  Au sens large, la pensée est une vie psychique, consciente dans son ensemble, qui recouvre le processus par lequel sont élaborés, en réponse aux perceptions venues des sens, des images, des sensations, des concepts que l’être humain associe pour apprendre, créer et agir. (Source Wikipedia).

Dans un tout autre registre, il est aussi très intéressant de remarquer à quel point la pensée est proche de panser, d’où l’on retirera le mot “pansement”.

En ancien français les verbes penser et panser signifie “méditer”, mais aussi “imaginer”, “croire”.

En pratique, si l’on ne sent pas bien, on va donc méditer (penser) sur (à) quelque chose qui nous fera du bien, nous apportera du bonheur. Pour sortir de notre malheur ou de notre douleur, on aura donc besoin de couvrir cette blessure par quelque chose de positif et réconfortant. Pour autant, résolvons nous vraiment la cause de ce mal être ?

On associe notre bonheur à la joie, aux émotions fortes qui nous donnent l’impression de décoller les pieds du sol en nous donnant des ailes. Pour autant, sommes nous vraiment heureux de manière générale, ou bien est-ce simplement une impression de bonheur due à une reproduction mécanique de notre cerveau ?

Par la même, sommes nous capables d’être bien en toutes circonstances sans cette stimulation provoquée par la pensée ?

C’est très difficile de devenir autonome.

On croit l’être, alors que dans le fond tout nous influence.

Un sourire dans la rue peut changer votre façon d’envisager votre journée.

Un mot mal placé, une phrase agressive, un comportement violent, peut la ruiner.

Toute la journée nous sommes sujet à des changements.

Il pleut, le ciel est gris, les jours sont plus courts et on commence à entrer dans une zone d’hibernation mentale.

Dès que le soleil réapparait, la température remonte, on ne voit plus les choses de la même manière car il y a plus de lumière, et tout de suite on s’attaque aux terrasses de café pour échanger avec nos amis ou simplement lire dans un parc sous un ciel clément.

Notre manière de vivre, nos choix, notre façon d’envisager certaines situations vont dépendre de notre mode de pensées…..

Cogito Ergo Sum – Je pense donc je suis…

René Descartes

Il est intéressant de lire cette phrase en latin. Que vous inspire “Cogito” ? Le verbe “cogiter”. Quand on cogite on pense, on réfléchit, beaucoup, et souvent beaucoup trop.

René Descartes explique bien qu’il est de son devoir de suspendre son jugement.

Pouvons-nous accepter que notre bonheur ne dépend de rien ni de personne si ce n’est de nous-même.

Serait-il possible de vivre cette vie, simplement en la vivant et non en la réfléchissant ?

Arrêter de voir les choses comme envisageables, mais plutôt les faire et passer à l’action. Tant pis si au passage on se ramasse, on cogne un mur, on se heurte à une porte, il est tout à fait possible aussi d’y rencontrer le succès.

Dès lors que l’on souhaite faire quelque chose, la première chose à laquelle on pense est le côté négatif. Perdre une sécurité, se mettre à nue émotionnellement devant les gens, se cacher derrière un masque, alors que dans le fond il faudrait pouvoir simplement rester dans sa vérité.

Pas celle d’un(e) autre, la notre.

Ce matin je me suis levée et je ne pensais à rien.

J’ai fait une grosse pratique d’Ashtanga, et je ne pensais à rien. J’ai senti mon coeur battre, sans s’emballer, j’ai entendu les pulsations du sang qui circulait.

J’ai aussi senti la douleur de mon bas du dos due aux bleus que provoque les roulades de Gharbapindasana, mais j’ai compris que cette douleur n’était que physique, pas mentale.

Je suis partie enseigner et toujours mon esprit était clair.

J’ai aussi compris que je pouvais me détacher de mes pensés.

Et j’ai savouré cet instant….

Je dois maintenant le chérir pour le garder constant.

Namaste!

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