Notre corps est composé des 5 éléments :

Les os – représentent la Terre

Les articulations – représentent l’Eau

Les muscles – représentent le Feu

La respiration – représente l’Air

Le système nerveux – représente l’Ether

En tant qu’être humain nous sommes intimement connectés à l’Univers. Tout comme la pleine lune a une influence sur les marées les cycles de la lune ont une influence sur notre existence et sur notre comportement. Lorsque l’on commence à se rapprocher de « nous », on devient plus à notre écoute.

Par exemple les cycles féminins devraient être en accord avec les cycles de la Lune, c’est la raison pour laquelle il y a 21 petites pilules et 7 pilules dites « placebo » lorsque les femmes prennent un contraceptif oral.

Les cycles menstruels devraient être de 28 jours ce qui correspond aux 14 jours durant laquelle la lune est croissante et aux autres 14 jours où la lune est décroissante. En dehors des cycles féminins on remarquera que les jours de pleine lune sont le moment les plus « actifs » dans les grandes villes durant lesquels il y aurait plus d’incidents.

Le temps, le climat a une incidence directe sur notre bien être. Il fait trop chaud nous transpirons, il fait trop froid notre peau devient sèche. Quand la pollution atteint des pics notre respiration devient plus difficile.

Ce que nous mangeons a une incidence directe dans notre corps. L’environnement où nous évoluons et la manière dont nous vivons ont une incidence directe sur notre enveloppe corporelle. Si nous vivions au Paradis (s’il existe) il n’y aurait pas de pollution, les animaux seraient heureux car nous aurions appris à cohabiter avec eux, l’être humain ne serait pas médisant, aigri et avide mais tout simplement heureux car il n’aurait besoin de rien d’autre de ce qu’il produit de manière équitable dans un environnement sain et serein.

Personne ne serait riche ou pauvre, on serait en complète équanimité.

Nous serions alors stable, d’humeur égale et capable de gérer nos émotions. La respiration devrait être notre priorité.

La respiration contrôle nos émotions.

En prenant conscience (contrôle) de notre respiration, nous contrôlons nos émotions. Pour avoir fumé régulièrement je me rappelle bien souvent que je prenais des « pauses » pour respirer, c’est-à-dire que dans une situation conflictuelle où mon stress montait je sortais m’allumer une cigarette.

Je ne recommande pas de fumer mais avec le recul si j’analyse ce que je faisais : je prenais une longue inhalation (de fumée on s’entend), je faisais une rétention (poumon plein de tabac certes mais sur un point de vue yogique on appelerait ça un « Kumbhaka Puraka« ) puis une longue expiration. J’étais effectivement plus calme, accessoirement mon haleine n’était pas des meilleures, mais j’associais ce moment de relaxation à la cigarette.

Alors qu’en fait, je me rends compte que c’était ma respiration qui contrôlait mon stress. Je dis souvent que le fait de fumer est une pratique de Pranayama, il est bien entendu que je n’encourage personne à pratiquer les pranayamas une cigarette à la main. Il y a une très belle phrase qui dit « inspire le présent, expire le passé« .

Sachant que le moment présent est un moment très court, au moment où je tape ces lignes elles font déjà partie du passé, il est important de donner de la qualité au « ici et maintenant », être présent(e).

La respiration est quelque chose que nous prenons pour un acquis de la même manière on s’aperçoit que la santé est importante lorsque nous apprenons que nous avons un cancer, on se dit qu’après tout le corps que l’on avait avant n’était pas si mal après un accident de voiture où nous perdons l’usage de nos membres.

Devons nous donc attendre de tout perdre pour pouvoir apprécier la juste valeur des choses?

Si la respiration contrôle nos émotions, nos émotions contrôlent notre corps et s’impriment dans nos muscles, organes.

Savons-nous exactement ce qu’est une « émotion »?

On en parle souvent, on parle aussi de masque que l’on porterait pour les cacher, on parle de « masquerade » pour définir une situation trompeuse.

Les mots ont une force et provoquent une émotion, une situation sans mot provoque l’émotion car cette fois le visuel l’aura affectée.

Une émotion est une réaction psychologique. La respiration est un automatisme de survie, on respire sans y penser, on respire de manière automatique sinon on meurt. Lorsque nous nous imprégnons d’une émotion la respiration change, elle peut s’accélérer dans le cadre d’une grande joie ou bien devenir très courte dans un moment de stress. L’un comme l’autre cette réaction laissera une trace dans notre organisme.

Elle peut se trouver au niveau musculaire, des muscles qui se contractent au niveau de la cage thoracique nous donneront la sensation d’hyper ventilation, peut provoquer des crampe au niveau des organes, la peur peut nous amener à une incontinence passagère ou une diarrhée.

Tout simplement en respirant et sans comprendre pourquoi nous pouvons avoir un fou rire ou simplement avoir l’envie de pleurer.

Nos émotions bien souvent sont liées à nos maux.

Trop souvent je vois des élèves pratiquer des asanas sans conscience de la respirations, on le voit dans la forme de l’asana, des mains molles sans vie, des bras sans intention. Je ne parle pas de l’alignement, s’il n’y pas de présence il n’y aura pas d’alignement, pour que la présence soit là il faut que la respiration soit installée.

Au lieu de donner des millions d’indications, le genou perpendiculaire, le bassin face au mur il est primordial de faire respirer les pratiquants pour chaque mouvement, les indications suivront mais la première chose à amener est la conscience du moment présent par l’activation d’une respiration présente.

Ce travail doit se faire dans les deux sens, en Yoga Thai Massage on parle de deux personnes : le Receveur (qui reçoit le massage) et le Donneur (qui donne le massage).

Si la personne qui reçoit ne communique pas le receveur ne saura pas si sa pression est bonne. De la même manière en tant que pratiquant il faut être à l’écoute et en tant qu’enseignant il faut savoir traduire le corps qui est en face de nous.

En tant qu’enseignant il faut être posé et respirer en même temps que les élèves, c’est le travail de l’enseignant d’amener les pratiquants dans un mouvement et le travail du pratiquant est d’être à l’écoute dans le moment présent.

La première chose qu’un bébé fait quand il vient au monde est de crier, il devient soudainement présent dans le monde car il a pris sa première respiration en-dehors du ventre de sa mère. Respirer est à la portée de tout le monde.

Prenons donc le temps de le faire avec conscience.

Namaste

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