Un cadenas est une serrure mobile.

Sa deuxième définition est « coffret d’or ou de vermeil contenant le couteau, cuillère etc. que l’on sert à la table du roi et des princes.

Comme sur la photo, le cadenas permet d’unir deux bouts que ce soit ceux d’une porte, d’une valise ou de n’importe quoi que l’on souhaite protéger, verrouiller.

La tristesse durera toujours

Furent les derniers mots de Vincent van Gogh.

Personne n’aime être triste, c’est un état qui peut arriver de manière soudaine ou de façon latente.

Tout ce qui arrive soudainement sans avoir eu le temps de germer, ne sera que passager.

En revanche quand l’état de tristesse vous prend par surprise : vous attendez votre valise au carrousel et sans prévenir, sans crier gare, venues de nulle part les larmes coulent le long de vos joues, c’est effectivement soudain mais c’était surtout très latent !

C’est ce qui arrive lorsque l’on utilise des cadenas, souvent de manière inconsciente.

Avec une serrure mobile on peut verrouiller à peu près n’importe quoi, n’importe comment.

Lorsque le cadenas devient organique il va venir se loger sournoisement quelque part dans le corps et attendra un moment de faiblesse pour céder.

Une bombe à retardement.

Si l’on traine des casseroles depuis son plus jeune âge, l’éruption n’en sera que plus violente.

Enfermer la passion

Si quelqu’un se présente à vous avec une passion déjà consommée mais pas complètement consumée, il y a fort à parier que l’échec se trouve au coin de la rue.

La passion, pour être durable, se construit à deux.

On ne peut pas surfer sur une passion qui a commencé avant « vous », la chose étant déjà éphémère dès lors qu’on l’aborde en cours de route, sa longévité en sera raccourcie.

On ne peut pas « offrir la passion », car ce n’est pas la votre. Même si l’on est tenté de la recevoir, elle arrivera à un niveau auquel l’on n’a pas été préparé en amont et ne sera alors que passagère.

La protection

Vous fermez la porte de votre appartement pour aller travailler. L’appartement restera dans l’état dans lequel vous l’avez laissé.

Si vous vous êtes levé en retard, pris une douche rapidement, jeté vos affaires partout, dans la hâte renversé du café, c’est probablement l’état dans lequel vous retrouverez votre appartement le soir.

L’énergie du stress matinal sera encore présent.

C’est exactement la même chose avec le cadenas.

Il va se fermer sur un site en cours de construction ou de démolition, retardant l’échéance où l’on va devoir prendre les choses à bras le corps pour les résoudre, les comprendre, les laisser partir.

La protection est importante, en revanche elle pourrait être l’équivalent d’une aseptisation poussée à l’extrême qui finit par déclencher des allergies plus rapidement car le système immunitaire n’est plus assez fort pour se défendre. Il a besoin de bactéries pour créer ses propres barrières.

Les vaccins permettent l’introduction d’un virus dans le corps pour qu’il puisse y développer ses propres anti corps.

Trop de protection tue la protection en l’affaiblissant.

La Méthode de libération des cuirasses (MLC)

Depuis peu, l’Occident a enfin décidé de se pencher sur des médecines dites alternatives ou holistiques, pour se soigner.

La MLC en fait partie. Elle est basée sur la notion de la mémoire musculaire et cellulaire qui englobe toute l’histoire de la personne, autant sur le vécu physique, énergétique que psychique.

Elle n’a pas encore fait l’objet de recherche scientifique (tant mieux j’ai envie de dire) et même si elle est appliquée et suivie en mode thérapeutique, certains médecins (ceux qui préfèrent prescrire le bonheur et bien être en gélules sous ordonnance), estiment qu’elle pourrait avoir un effet bénéfique sur la santé globale.

Alors que le langage corporel est la base de tout.

Il est le reflet de notre être.

Notre corps est un récepteur, il reçoit constamment de l’information influencée par nos émotions et par la même notre ressenti.

L’être humain n’aime pas souffrir, alors il use de stratagèmes pour pouvoir se protéger et les verrous sont les premiers présents sur la ligne de départ.

Pour conclure

D’un point de vue personnel, je pourrai donner une centaine d’exemples de situations pour lesquelles j’ai utilisé ces cadenas. Souvent de manière consciente mais tout le temps sans vouloir le reconnaitre.

C’est là que se trouve toute la complexité.

Continuer de se cacher tout en se montrant disponible et ouvert. Les mots sont importants car ils aident à définir nos émotions. Une fois que l’on arrive à identifier la cause, il devient plus facile de l’éliminer.

En revanche si c’est une émotion qui a été gardée sous clef pendant plusieurs années, elle peut avoir des conséquences importantes sur l’état de santé, car elle va générer des “petits frères et soeurs” qui viendront se greffer sur l’originale.

Souvent le cadenas est trop petit pour contenir cette énergie alors il cède, sans prévenir.

Et on se retrouve un matin sur son tapis de yoga dans l’impossibilité totale de faire une flexion arrière. Ne cherchez pas plus loin, c’est le résultat provoqué par l’ouverture de ce cadenas trop petit. Il aura libéré ce qui a été occulté et ses particules vont alors se propager dans certaines parties du corps.

La tristesse se retrouve généralement dans le haut du corps, les ouvertures du plexus solaire, quand elle circule elle finit par se loger dans le bas du dos. Une fois complètement “processée” et assimilée elle partira.

La procédure peut être longue, il n’y a pas de limite dans le temps.

L’important est de pouvoir localiser ces verrous, les ouvrir et les purger.

La pilule du bonheur n’existant pas, il est essentiel de se comprendre pour pouvoir avancer dans la plénitude.

Namaste,